Parce que je ne sais pas

Parce que je ne sais pas
Désolée les gars !
En c'moment, aucune idée d'article dans ma petite tronche d'ado tarée.
Je suis un peu fatiguée, entre les prises de sang, les visites chez les medecins, les malaises, et toutes ces jolies choses. C'que j'adore, chez les medecins, c'est qu'ils adorent me mettrent à poil pour m'examiner, mais ils ne trouvent jamais c'que j'ai. Bande de petits cochons...
Tiens, l'autre jour, j'ai été troublée par ma gynécologue.
Les filles qui me lisent comprendront sûrement. Imaginez, vous vous retrouvez en face d'une femme assez âgée, que vous n'avez jamais vue de votre vie, elle vous pose des questions sur votre petit jardin familial, et hop! 5 minutes après, elle vous écarte les cuisses.
Quelle ambiance étrange.
M'enfin, à c'qui paraît, j'ai un vagin très propre. Tout va bien, après ça, ma vie va changer c'est sûr !
Avec un vagin propre et bien lustré la vie m'appartient...
En fait, pour être franche, j'ai trop de choses à dire, bien trop pessimistes. Pour une fois, je préfère me taire, faire comme si les petits oiseaux chantaient pour moi, comme si la caisse du chat sentait la fraise, comme si le petit c.. du premier chantait au lieu de gueuler comme un cochon qu'on égorge, comme si je n'avais pas encore marché dans une flaque de pisse en me réveillant ce matin, faite par mon chat qui, aujourd'hui, avec mon regard de mademoiselle " le verre est à moitié plein ", n'est pas décomposé mais simplement vieux.
Hallelujah, camarades! Et bonne journée à vous!




Dessin : retrouvé dans la décharge qui me sert de chambre. Dessin fait en classe de sixième de mon groupe préféré, qui est resté le même aujourd'hui ^^

# Posté le jeudi 20 mars 2008 10:02

Parce que c'est beau la culture

Qui a dit qu'il n'aimait pas la Poésie française?



" Si beaucoup d'Alsaciens
Ont le réveil triomphal
C'est que le Bas-Rhin
N'est pas loin du trou de Bâle
"
Jean l'Anselme


Vais vous faire aimer la culture, moi, bande de moules :p

# Posté le vendredi 22 février 2008 07:33

Modifié le dimanche 24 février 2008 11:31

Parce que je crève d'amour

Parce que je crève d'amour
J'ai fait cette peinture pour la personne la plus chère à mon coeur, celle qui est dans chacun de mes rêves et qui n'a jamais cessé de me soutenir, celle qui a essuyé mes larmes, qui a soulagé mes peines et mes inquiétudes, celle pour qui mon coeur bat, quand j'entends sa voix, quand je capte son regard chargé d'étoiles...
Depuis Jeudi soir, cette personne a disparu. Alors que tout s'arrangeait pour nous, pour moi, voilà que je retombe dans un cauchemar...je me fais les pires films, l'inquiétude ne quitte jamais mon coeur, pas une seconde, cette peur tenace qui me souffle à l'oreille même lorsque je ris à la meilleure des blagues.
Mon rêve, aujourd'hui, est d'avoir l'occasion de lui donner cette peinture.
Parce que quand cette personne a disparu, elle a emporté mon soleil avec elle...






P.S : finalement cet article m'a porté bonheur, on vient d'la retrouver et tout va bien (=^_^=)

# Posté le lundi 11 février 2008 12:59

Modifié le lundi 30 juin 2008 09:29

Parce que j'aime mon frère :)

Parce que j'aime mon frère :)
La vie a de l'humour des fois. Mais il est vraiment mauvais.
J'ai toujours critiqué acidement cette dictature de la beauté qui bouffe notre société, je n'ai jamais aimé la pub, la mode, le mannequinat : choses trop superficielles à mes yeux.
Pourtant, à l'heure où je vous écris, j'ai déjà perdu 6 kilos. La fatigue vieillit mon visage, la faim me tord le ventre, je n'peux même plus vomir : il n'y a plus rien dedans.
Je n'ai même pas fait la rentrée scolaire. Fatiguée, déprimée, un rien me met hors de moi.
Les crises de larmes et de colère.
Tout ça à cause de l'angoisse, eh oui, ce n'est que psychologique : je n'ai jamais voulu maigrir, j'me trouve laide, mais pas grosse ! Et puis j'veux pas perdre ma poitrine, ça fait des années que j'la travaille à coups d'bières et d'pizzas :p
L'angoisse, si on y réfléchit bien, c'est le problème fondamental dans notre société. On pousse les gens à avoir peur, pour consommer : il faut qu'ils se méfient des autres, il faut même qu'ils se méfient d'eux même, la cellulite est votre pire ennemi ! Il faut avoir peur de tout, il faut être fier de son pays et protéger nos biens ! Monde trop matérialiste, bienvenue dans l'air du mercantilisme et de la pourriture occidentale.
On nous élève dans cette ambiance de crainte ; et voilà où ça mène.
On craque. Ils peuvent critiquer la musique, les films, les jeux vidéos : c'est le système lui même qui rend violent.
On les élève, pour les garçons, en les faisant jouer à la guerre, et pour les filles, en leur offrant des putains d'aspirateurs en plastique. Conditonnement psychologique perturbateur. Je ne pourrais jamais critiquer ces gens qui, un jour, pètent un plomb et sortent le fusil...
On se fout de votre gueule, sur toute la ligne.
Ma mère croit que j'ai une gastro, on va m'envoyer chez un médecin, encore. Mais qu'est-ce qu'il peut y faire? J'deviendrais pas du bétail qu'on gave d'anti-depresseurs...
Mais j'aurais vraiment réalisé une chose, aujourd'hui, c'est que rien ne rapproche plus que la misère.
Mon frère, timide et renfermé, est venu me parler :
- " Faut qu't'arrêtes de d'torturer la tête comme ça...tu vas devenir malade comme moi. Pourquoi tu crois que j'suis diabétique?
- Tu manges trop sucré? xD
- Non, j'ai fait comme toi, j'me suis torturé l'esprit parce que traumatisé. Si tu ne veux pas te faire trois piqûres par jour, enlève tout ça de ta tête "


Image : dessin que j'ai fait de ma future coupe de cheveux, mouaha !
P.S : Au fait, bonne année ^^ Je souhaite qu'elle soit meilleure que la précédente, même si elle commence plutôt mal. Croisez les doigts pour Mai 2008.

# Posté le mardi 08 janvier 2008 12:32

Modifié le jeudi 20 mars 2008 18:19

Mon frère

Mon frère
C'est trop con, de mourir comme ça, non?
La tête dans la neige, le sang coulant à flot de ton corps inerte : le froid te fait oublier la douleur, mais dans ta tête, tous ces souvenirs tournent encore.
Tu te demandes même si le piano vient de ton imagination, ou si tu l'entends vraiment, à travers le vent qui maltraite tes oreilles.
C'est trop bête. Moi même, si je ne t'avais pas vu dans cet état, je n'aurais pu le croire.
Tes yeux sont vides, l'une de tes joues regarde le ciel, pleine d'espoir, pointant vers le soleil, mais sa soeur embrasse le sol enneigé, d'un baiser mortel et glacé.
Et le néant de ton regard me fait frissonner.
J'aurais aimé que tu te lèves, et que tu m'offres ce sourire si arrogant auquel j'étais accoutumée, l'air de dire que tu te moquais de tout, et tu te serais moqué de moi en avouant avoir feint ta mort.
Mais tu es là, allongé dans la neige, et ce liquide rouge qui sort de ta bouche efface toute forme d'insolence.
Tu ne sourieras plus jamais, tu le sais aussi bien que moi...et tu les entends, ces jeunes cons que tu n'as jamais pu supporter, ils chantent sous la neige, ces chants de Noël qui te font vomir depuis si longtemps, heureux, leur voix est tellement douce...tu aimerais remuer les lèvres, mais seul un nuage de fumée se dégage de ta bouche.
Et la petite perle glacée sur ton visage, c'est ta dernière larme. La dernière...ton coeur n'est pas encore glacé, camarade...
Et alors que tu crèves en bouffant la neige, ils sautillent de joie en gobant des flocons : le dernier tombé fermera tes paupières à jamais.
Hey, mon frère...tu te souviens quand on était comme eux?
Quand nous étions jeunes et invicibles, et que seules notre innocence, et notre insouciance nous protégeaient du froid...
Nous courions main dans la main, nous courions vers l'avenir : on y croyait encore, à l'époque.
Le nombre de fois où je t'ai vu tomber dans la neige, où je t'ai vu te relever, hilare...alors pourquoi ne te relèves-tu pas, ce soir?
J'aimerais que tu me regardes, que tu te lèves, que tu t'approches de moi, et que tu prennes ma main...
Tes jolis yeux bleus autrefois allumés comme des étoiles, ne brilleront plus jamais : ce ciel de fête est tellement triste, sans la flamme de tes pupilles.
Tous ces sapins, ces guirlandes, ont mille fois moins d'éclat qu'un seul de tes sourires...
Hey, mon frère...mon sang, ma chair...
Tu te souviens, de nos Noël, à nous?
Ils n'étaient pas aussi joyeux que les leurs, avec tous leurs cadeaux : nous n'en avions pas. Nous courions dans le froid pour soulager nos hématomes, anésthésier nos coeurs souffrants, la chaleur de l'angoisse trop vive dans nos âmes d'enfants pour qu'aucun flocon ne puisse l'éteindre.
La misère...nous en avons vu tellement...
Et pourtant, tu sais, j'ai toujours dit que la vie était belle, et me suis toujours dit que notre enfance était le prix à payer pour une seconde chance : une vie meilleure. Mais n'était-ce pas payé assez cher?
Pour ton vingtième Noël, frangin, la vie t'a offert la mort. Tu devrais sourire, c'est ton premier cadeau...
Je sais que tu n'as jamais cru au paradis, nous avons toujours vécu en enfer, toi et moi, mais je veux que tu me promettes une chose.
Quand ton âme soulagée s'en ira, dans ce ciel brumeux, embrasse les anges de ma part. Demande leur quand ils viendront me chercher, moi aussi...
Le froid qui me glace le coeur, ce soir, est étranger à la neige. Je me brise de te voir, toi, ma moitié, allongée par terre.
Mon jumeau.
Comment en es-tu arrivé là? Je t'en veux un peu aussi, peut-être, au fond...tu n'aurais pas du partir avant moi. Toi qui te vantais de toujours être le premier, tu l'auras été jusqu'au bout : mais n'aurais-tu pas pu t'abstenir de gagner la course, pour cette fois?
On serait restés au chaud, sur le banc des derniers. Chaque ride sur nos visages aurait immortalisée nos joies et nos fou rires. Nos larmes, aussi, les coups durs que tu aurais pu m'aider à essuyer...
Hey, mon frère, ne rigole pas en voyant mes yeux s'embuer, si je pleure, c'est aussi parce que je t'en veux...
Je t'en veux de me laisser comme seul cadeau le spectacle de ta lente agonie et, maintenant que je suis penchée sur ton corps sans vie, je prierais presque pour que chacune de mes larmes t'insuffle une part de mon âme, de ma propre vie.
Il n'y a aucun Dieu, sur terre ou dans ce ciel si morne, je ne peux prier que mon coeur de survivre à cette tragédie.
Hey, tu te souviens, mon frère?
A la vie, à la mort.
C'est ce que tu disais, quand tu glissais tes doigts dans les miens...



iloka

Texte écrit tout à l'heure...


Morts les enfants...

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 10:30

Modifié le mardi 08 janvier 2008 12:38