- " Allez tous vous faire foutre ! "
Ces mots qui furent criés si fort, n'eurent pourtant d'effet sur personne, ils semblèrent se perdre dans le néant, dans la profondeur de la nuit, s'évanouissant dans des ténèbres épaisses.
Haletante, les yeux écarquillés, elle regarda ses amis. Dans son regard : l'incompréhension.
- " J'comprends rien ! " cria-t-elle.
Elle se toucha les cheveux et se mit à tourner en rond :
- " Rien ! "
Elle renifla, se rendant compte que les larmes lui montaient aux yeux, ses joues étaient rouges, elle tremblait. Elle essuya ses yeux humides d'un revers de manche.
- " Mais merde! Qu'est-ce qui se passe, bordel?! "
La peur, la confusion, la panique.
Tout se mélangeait dans sa tête, les dernières minutes écoulées défilaient comme un film dans son esprit. La demoiselle prit son visage entre ses mains et cria de toute la force de ses poumons ; dans la nuit sombre et froide, un petit nuage blanc s'échappait des commissures de ses lèvres et se propulsait dans l'air, face à elle, comme s'il s'agissait de sa douleur se répandant dans l'atmosphère.
Sa douleur.
Elle se stoppa net.
Sa douleur.
Elle se rappellait maintenant.
- " Pourquoi? "
Elle se rendait compte qu'en effet, elle souffrait, mais que cette souffrance dépassait les limites de son mental.
Inquiète, choquée, elle haussa les sourcils, puis, lentement, baissa les yeux sur son torse :
brouillés de larmes, ils ne distinguaient pas grand chose. Elle apperçut très rapidement ses larmes former deux tâches sombres sur son t-shirt blanc, puis une autre tâche encore, puis une autre, encore plus bas, et plus bas...une grande tâche encore plus sombre, qui n'avait rien à voir. Elle ferma les yeux, puis les rouvrit, pour se débarasser de ses larmes, et enfin elle la vit distinctement : cette énorme trace de sang sur sa poitrine.
Elle la toucha avec hésitation du bout des doigts, et frotta son pouce contre son index, comme pour identifier la substance qu'elle avait maintenant sur la main.
Mais quoiqu'elle fut pour le vérifier, il n'y avait aucun doute : ce liquide n'était autre que du sang, et il s'agissait du sien.
Paniquée, elle hôta son t-shirt, le jeta à terre, et cria de plus belle.
Elle leva la tête vers ses amis, qui la regardaient, impassibles.
- " Pourquoi? "
Personne ne répondait. La jeune fille commençait à avoir froid, sa peau nue attaquée par une fraîcheur nocturne violente.
- " Mais pourquoi? Pourquoi?!
- Si tu en avais pris plus soin, nous n'aurions pas été obligés de te l'enlever. "
Tous, ils la pointaient du doigt. Elle suivit alors leurs regards, tous dirigés vers sa poitrine...
Ce sang. Pourquoi y'en avait-il toujours autant?
Elle avait de plus en plus froid, de plus en plus mal, semblant geler aussi de l'intérieur.
C'est alors qu'elle se rendit compte du trou.
Il était là, à la place de son coeur.
Un trou béant, immonde, qui palpitait.
La demoiselle releva alors la tête vers ses proches.
- " C'est de ta faute " dirent-ils tous en choeur.
Ebahie, elle continua de les fixer.
- " Va t'en, maintenant. "
Elle imprima l'expression sinistre de leurs visages dans son esprit et, lentement, leur tourna le dos.
- " Mais pourquoi? souffla-t-elle sans conviction, sans même attendre une réponse qui vint quand même :
- Si tu n'es pas capable de comprendre, alors va-t-en. "
La jeune fille mit alors un pied devant l'autre, difficilement, la douleur se propageant dans tout son corps. Elle traîna le pas, démotivée, et s'évanouit dans la nuit noire.
- " Adieu ".
...........................................................iloka
...Parce que la nuit dernière, j'ai rêvé qu'une blondasse se foutait d'ma gueule parce que j'portais une culotte léopard et que des poils de fouf dépassaient :
" La jungle repousse vite "
.........C'est enervant T _ <
En plus, King Kong me cherchait partout et j'ai du m'cacher dans des toilettes publiques d'autoroute qui puaient trop la pisse et l'rat mort.
.....Dites moi qu'ya un traitement contre les rêves cons >.>